24.05.2007

Miquel Marti i Pol

ça y est , plus d'internet , libre , enfin ! donc plus rare donc plus cher ...  pour fêter ma coupure définitive d'internet et donc est petit cadeau .... même si je continuerai à poster et visiter les sites d'une médiathèque ou d'un café ,

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à bientot donc !

 

             cinq graffitis sur un mur

                         I 

L'ombre que projette mes poings est une
cachette: j'y fourre tout mon corps.
Au loin la spirale de la pluie et des vents
soulève au hasard chants et lamentations
et le temps-oiseau, aveugle, effiloche
des lambeaux du grand accroc. Faux bourdon
qui tisse les pièges. des miroirs secrets
répercutent son cri. Levez les mains
pour en réchapper ! Dans les marais
éclatent des fleurs rouges de papier fin
et en un autre lieu tombe la foudre.
Rocher dans le desert je ne me perdrais pas
dans un grand effort guttural et aggressif,
mais cloitré en dedans de moi même,
bien protégé par cette ombre-cachette
je serai à nouveau ma gestation
et le moment viendra d'ouvrir les poings.

                          II

l'oeil devin, couleur de la pomme mure
aile d'oiseau qu'aucun vent ne soutient
invente des gorges sur fond de ciels d'eau,
etc.

( Miquel Marti i Pol, joie de la parole; éd. Orphée la différence)

23.05.2007

Amélia Nene

Le cheveu

J'ai vu un long cheveu
Près d'une fontaine
Un cheveu qui a conservé
L'éclat d'une vie intense
Il m'a transmis par une carresse
Le message d'une femme
Belle pleine d'envie de vivre
Mais trop tôt disparue
Pour avoir voulu connaître
Le monde des songes
D'où l'on ne revient jamais.
 

femme malheureuse

Pleure
Pour que se ferme
cette plaie d'argent
Réjouis toi
Qu'elle ne soit
Fleuve de sang
Qui ronge et tue
En laissant une bouche amère
 

voix dans l'ombre

La terre frémit
Le voile s'ouvre se referme
Les ténèbres se cherchent
se rapprochent
Toutes les voix
Se sont tues
Seuls persistent
Le ciel la terre l'esprit
et les rires qu'étouffent
les murs.

(Amélia Nene, Fleurs de vie, éd. Presence africaine)

Amélia Nene, poète congolaise, épouse du poète Jean Baptiste Tati Loutard , figure sentie dans le métal le plus pur, épouse, mère, militante , poète méditative, devant le drame de l'existence , j'aime la concision du chant profond murmuré comme une mélodie , noire , emprunt de tristesse mais ayant atteint la rive de celle qui sait.

 

 

22.05.2007

ô

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caballe

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l'or neigeux

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21.05.2007

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17.05.2007

festival anti spleen

medium_emeutes_nina_louve.2.jpgFESTIVAL ANTI-SPLEEN chez louvainlaneuve

 

Mais je ne m’étendrai pas au soleil,
Tu souffles un air des marées et je me sens mouette
Les graviers assèchent les rides de la chaleur
J’ai simplement envie de faire le contraire
Je te tire la langue quand tu me vois pas et je dodeline les rayures bigarrées de mon caleçon de bain, comme une autruche qui aurait fait coucou de ses plumes à l’astre rageur la tête à l’endroit de là où les vers se cramponnent aux racines et se gonflent de tubercules
L’arbre me fait une ombre douce toute en jaune au bord des verts
Mes testicules sourient d’aise enfin au repos
L’ombre les câline et elles siestent enfin apaisées
ombrées
Le soleil par endroit tente bien des percées mais le corps dans le transat
Souffle gris bleuté sur les rougeurs avides
les barrières d’air menacent
Petit à petit dans mon coin je grandit à vue d’œil et jute les fleurs d’acacia
araucariâtre épices en pulpe
accent brésilien au loin vers la troisième fenêtre
Elle se met à chanter et moi je romps la corde
A rive de goyave la terre rouge de mon sommeil s’effrite
Une eau vaste comme un pigment mouillé m’endort en boule
Bourru je me sens poindre je m’étire au piment de ma boursouflure
Ta contrebasse ouvre des fils de râles et je m’infiltre en cornet
Bigorneau au muscle les coques entrouvrent à l’air la douce marinade
Satin à l’air je somnole d’un sol ô pato je me réfrène au refrain
Mais ma clarinette s’est mise à bailler à tous les vents
les couleurs napolitaines sur tous les tons
Elle fait la belle et s’en va par les toits
S’agrippe aux tuiles
Descend les gouttières entre les clefs
Et rythme de biguine la tambouille la mélodie de tes anches
Un filet de dorade s’écrevisse entre les joues alléchées
je tremble à l’assaut de ton humeur morose
laurier vanille
Rouge
Et ta bouillabaise en jus de lime saoul poudré de cannelle
massale
Je me réétire et j’erre hors de ma chaise mal à l’aise dans mes rayures
Peau m’aimante golden beach je m’ensable
Vert sur l’or terraille mes cils acrobates roulent
Tes seins à la houle bam tam
Gammes teint ta marre
J’écarquille
Foulard aux yeux coquins ton paréo départ et moi m’empare
En duo d’aise à grandes brassées le sol craque


podcastmerci à carolinade pour son interprètation

14.05.2007

petite ballade scrip

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07.05.2007

l'érection dégonflé comme une belle druche

aujourd 'hui comme hier je me sens ce que je suis :

à fuir le x imposé comme une fleur de lys sur ma peau je me retrouve fier du fleuve ,de la terre , de l'air de ma peau , moi la bête , indomptée sauvage hurlante ,

moi l'homme du grand fleuve

l'ici m'a été imposé et ne bat pas dans mon coeur ni dans mon sang , les strates de l'humanité me recomposent et ma langue est mon exil , ma raison de vivre est la beauté

la fourmilière m'est étrangère , moi l'indien qui se meure entre les barreaux , moi le colonisé à la tâche

mes peu de raisons d'être français la litérature, les penseurs des lumières, les aventuriers de l'art majeur, l'idée de liberté , quelques grands hommes

et nomade

la terre

de partout et d'ailleurs

puisque mon beau pays basque n'est même plus le mien ,

oh mon exil

exilé sans pouvoir même me le cacher ,

mon océan de coeur est pacifique , mes brebis bêlent en Nouvelle Zealande !

la francophonie m'habite , issue de toute les colonisations, telle est ma famille,

moi l'espagnol

moi le basque

moi l'exilé

vous édouard , ananda, anna , raphael , jean , jacques , aimé , abdullah, charles ,gaston  benat, tal  et les autres , vous mes amis , vous mes frères qui chantez la liberté  d'être sans autre frontière que vous même

vous Mahatma , Nelson et autres hommes essentiels

puisque  la passeport et le nom qui m'ont été donnés m'a été imposé par l'administration française ,

puisque ma naissance m'a exilé loin de mon peuple du bout des pyrénées,  

puisque mon peuple lui-même essaime dans les régions du monde , de l'argentine à Terre neuve , chante la terre et l'esprit du vivant , loin de toute croix ni barrière

puisque mon peuple est celui du beau souffle d'une flute 

puisque je est la parole forte du sang qui bat aux tempes ,

que mes frères se tiennent tous debout l'air fier et n'appartiennent à personne

parce que la terre est la seule patrie , non délimitée par rien qui entaille , qui ferme , LA TERRE en majuscule pas de minuscule idée de ce qui coule arrèté et encagé

parce que le vivre est dans le beau et le fort , dans la fierté d'être , libre ,

parce que ce monde le votre n'est pas le mien ,

parce que mon pré-indo-européen rejoint les mapuches , les inuit , les han , les bantous et les tamouls

parce que mon sang bat fort

que ma tête est dans le bleu

que mon corps est noueux comme un arbre

que cet arbre est le roc irrigué de mon eau

parce que poussent de moi des fouletitude d'être , des parole de vie et le vivant que je suis et ne cesserai jamais d'être

parce que non la peur ,

parce que non la laideur et le confort utile  

parce que JE

parce que je suis poisson dans les flots du grand fleuve le long de l'eau en ramage les rives en ramures

03.05.2007

visages de mustapha Dimé

pour éclairer un peu le texte ci-dessous quelques photos extraites du livre sur m Dimé , grand créateur , grand homme ... 

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23.04.2007

aux rives des choses

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de longues tringles filandreuses entortillées de grille,  des perches ajourées de fers pointés cloutés, marchent et se mèlent aux vivants ceux-la occupés à transvaser l'eau dans les bassines en toc, la grande invasion plastique et nylon en nuée blanche chipe et recouvre les jambes, ils marchent le long des rues poudre ocrée de cette île embarcadère d'où le sanglot ne revient des meurtrières de l'exil que déposés par le vent le hasard le ressac riverain,  voisinage triste la pauvreté est s'acclimate, les sacs renvoient les fumées à la fureur solaire.

La mer apporte autre chose, des bouts de bois blanchis , tortueux et tordus , les membres des par dessus bord qui reviennent en fantôme , des piles entortillées qui dératent des cargos de rouille bleue sale, des fers tordus ou tôles rongées rouge-morsures qui éventrent, des gouvernails décolorés ,des écailles de bois peint , des creux des gonds des visses, des galets et des filets dans les dérives de mazout et d'huile à flot , des et des et des , et la grève qui agrippe au ressac sans trime ni saison,
la roche qui retient par les entailles des bouts de laine, des tissus de trous, des fils tissés, des goudrons, des coques de noix, des toiles et des cordettes et se mèle le rouge du vert au jaune  l'or à chair entrecoupée, dépouille de lien et entrave, cuir qui brave l'air des pendouilles breloques de coques striées les calebasses nouées à hauteur des reins
entrailles de barbelés rayés de rouille piqués de cheveux rèches au creux arride du rond en surplomb les corps de branche abandonnés par la plage rongés d'eau et boursoufflés d'écorce laissés la peau blanche calcinée par le feu
le temps l'égarement battu contre les pierres trainent au rivage.
un beau tronc équarré à coup de hache deux bras de jambe torse rythmé de coups à corps sanglé et un clou de rouille fiché en plein cou
sanglote cette proue le rouge écoulé aux deux percés saignent les cordages le long du bois de rail
entortillé des bouts de cordes  les longues cornes commentent une mémoire tchiware tendu en arc de cercle d'antilope

D'avant ,d'avant que le regard ne perce la barrière indigo face au bleu et dos à l'ocre d'où les vagues à l'envers versent les restes que l'ile en phare permet .

Le dos à la terre la mère, le corps noué sous une toile attachée aux pierres d'une batisse grise, vestige et maintenant refuge l'homme et le fort regarde la barrière d'eau , la voile bleu , la toile qui bouge au vent ou halo de lumière en flot, les yeux voient au loin , quoi , le dos au rivage mère les yeux arpente ce désert des vies qui pourtant rejette ces disloqués, ces voisinages d'aventures , ces embruns d'ailleurs,
le ressac ramène , il arrive , la rive avare, jeu de dupe où l'homme trouve ce que l'autre perd c'est la force du vent, le transbordage des vagues,  jette ce qui dérive du loin des autres rives mères, courramment transportés et rejeté par la houle caprice et reine donne aux rocs , aux sables et aux buissons d'épines qui gardent.
(en construction et à suivre)

21.04.2007

moka caca ka o

moques toi, pépé, moko ou moka ou kakao, tout cela est bel et bien mais l'heure est grave , potemkine est à quai , hurlons dans les ballons à gros rouge et flanquons nous à la flotte , puisque eux les vaillants capitaines croquent mitaines mités aux entournures jusqu'au coude sont rivés au plancher collés à la uhu plus forte qu'un lait débile et coco perroquettent "non non non je sombrerai avec la baba avec le bato to to" je rétorque  "moi je préfère la brasse" même par vingtsix coulées de fond je trouverai une gentille poulpe troubasdoure mumm barabudoure au moins roquamadoure (*) qui me ramènera à la surface de l'huma et je boirais non pas la thasse mais un thé bien glacé , assis sur mon lotus je regarderai dériver le cargo pourri et tout rouillé de ces messieyurs damzes et le verrai se pencher pour embrasser les vagues croyant que c'était un élec teur tout neuf qui voulait les bizer mais mazette c'était un élec tueur qui d'une décharge phrygienne de son isoloir les karesher râlera  vers l'outre fond et entonne Râ à cloche pied une petite ritournelle vengeresse aux p'tis oñons : coule coule coule ma belle va répandre tes nausées de bile liquide dans les algues abyssimales de l'oubli , nous , le cercle s'est agrandi , assis sur le nénuphar à gigue bleu de Chine on chante à la lune tandis que se zèbre au loin la tranchée d'eau qui se referme sur le pas que bo zozo qui a voulu faire le bô
croaaa croaaa moi , c'est une histoère vraie , tu verras bien dimanche ! tous au bord de la plage à dos de né nus phares j'irai planter des oursins dans les ni barre de ces m'ssieurs dames et j'enlacerai la tige de mon lotus qui pliera sous mon rire fou rire

17.04.2007

avé laksan

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Uzeste encore néanderthal ço qué cal dans le toupin grasal de Delteil  l'accent revient en rive inaccesssible tous les s tous les k se roll n roll pas troll sans trouille , voila cessa ma rive en si en ut et vive ma patrie de lune qui rime à l'ail à l'oc ad hoc

à écouter toi qui vibre de tous les a&nches de tous mes becs en clés je frappe je tape j'enclume à bout de rire en vague lyre

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